Citation

"Là, tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté" Invitation au voyage - Charles BAUDELAIRE

mercredi 6 février 2013

S60 - Salade De Papaye Coriandre



En entrant dans le monde de la blogosphère et en l'explorant petit à petit, je découvre, un peu naïvement, qu'il existe tout un tas de bouquin de cuisine  dont les  recettes n'ont jamais été réalisées.
Du coup certains bouquins se sentent obligés de certifier que les recettes présentées ont été réalisées plusieurs fois. Bah, je vais donc montrer également patte blanche en refaisant pour la énieme fois la recette de ce soir. J'avais surtout envie de  refaire une recette qui me plaisait bien.

Pour ce soir, ce n'est pas tant le mode opératoire de la recette qui change mais plutôt les ingrédients. J'avais envie de refaire la salade de papaye acidulée.  Mais voila, du coté de mon quartier, pas d'épicerie asiatique donc il fallu faire adapter ma recette. Pas de basilic thaï, pas la bonne variété de papaye. 





J'ai remplacé le basilic thaï par la coriandre, et la seule papaye que j'ai trouvé est la papaye du Brésil. Par rapport à celle que j’achète d'habitude (cf post précédent ici), cette papaye est de taille plus petite, et de couleur jaune, cela ressemble à ça :





En termes de texture, cela change pas. Pour le goût, j'avais l'impression que c’était un poil moins sucré. 
La seconde raison  de ce post  est aussi pour re-préciser certains points de la recette que j'avais pas mis dans le post précédent.

Ingrédients (2 ou 3 personnes)

Un citron vert


2 CàS de nuoc mam


1ou 1,5 CaS de sucre


2 CaS de purée de tamarin 


(10 gr de pâte de tamarin) 


Un peu de piment de cayenne


Une vingtaine de brins de coriandre 

ciselée très finement.  

1 gousse d’ail hachée

3 ou 4  carottes moyennes

1 papaye du Brésil mure

Cacahuète concassée
 



Râper les carottes.  De mon coté, je râpe au couteau les carottes car cela permet de garder plus de croquant. Si vous souhaitez faire comme moi, commencer par éplucher les carottes. Puis couper les carottes en tronçon de 5 à 7 cm.




Couper ces tronçons en fines lamelles.
  




Couper ensuite ces lamelles en fines tiges.











Faire cela sur l'ensemble des carottes.






Couper la papaye en 2. Épépiner le fruit. Couper la papaye  à peu près de la même hauteur que les carottes râpées. Comme la papaye est plus molle, faites des épaisseurs plus importantes (3 ou 4 mm). Mettre carotte et papaye dans un bol. Ciselé la coriandre.
Mélanger délicatement  la salade pour que carotte et papaye s’imprègne des parfums du basilic.  Réserver.




Préparation de la purée de tamarin


Dans un bol mettre la pâte de tamarin, arroser cette pâte  d'eau bouillante. A l'aide d'une grosse cuillère, casser la pâte, mélanger afin d'en extraire une purée de tamarin épaisse. Rajouter régulièrement de l'eau bouillante si nécessaire.

Préparer dans un ramequin la sauce avec le citron vert, le sucre, la purée de tamarin, la gousse d'ail hachée et des tiges de coriandre ciselées finement.

Commencer par mettre 1 CàS de sucre rajouter et ajuster la dose en fonction de vos goûts du moment.  Bien mélanger et réserver. 

Au moment de servir,  arroser la salade avec la sauce. Mélanger et parsemer par dessus des cacahuètes concassées.
Bonne dégustation. Je verse la sauce de cette salade au dernier moment pour maintenir le croquant de la carotte.



 Retrouvez également les plats suivants :


mardi 5 février 2013

Glutamate De Sodium ou E621

Je reprendrais la blague d'un des rares humoristes asiatique en France "Savez vous pourquoi les asiats vous sourient tout le temps ? Parce que ce sont les seuls à savoir ce qu'il y a dans les nems  hihihihihi" (A lire avec un accent asiat et enchainé d'un hihihihi diabolique)... Derrière cette blague cliché,  qui me fait bien rigoler, se cache potentiellement une inquiétude légitime des gens sur le contenu des recettes asiatiques.

Il y a quelques temps je tombe de bon matin sur une brève qui m'a titillé l'unique neurone que j'ai. J'avais donc envie  de partager mon point de vue. L'intention de ce post n'est pas  de faire un pamphlet ou une diatribe contre cette brève mais plutôt d'expliquer et remettre les choses dans leur contexte.

L'article en question était intitulé "le syndrome du restaurant chinois". Cette brève a été relayée par pas mal de blogs, et sites. Mais que se passe t il quand les informations contenues sont un poil légères, et que  des amalgames et des raccourcis sont faits. Je pense que ce n'est ni la première ni la dernière fois que ce genre de fait arrivera. Cet article parle de la molécule en photo. Comment ça, ça ne vous parle pas les doubles liaisons d'oxygène, des ions sodiums et le dihydrogène d'azote?
Cet article traite en réalité du glutamate de sodium, le fameux exhausteur de goût. Il fait le lien avec la recherche du 5eme goût "l'umami" en japonais. Cet article indique la présence de glutamate dans beaucoup de produits asiatiques. Ça parle d'intolérance au glutamate monosodique (MSG) appelé syndrome du restaurant chinois. Puis on enchaine avec une étude thaïlandaise sur un potentiel lien de cause à effet entre l'obésité et l’excès de consommation du glutamate.

Si je prends cet article brute de fonderie. Dois je comprendre que :
  1. En lisant cet article et un truc un poil fumeux sur wikipédia que l'umami est l'art de mettre du glutamate partout?
  2. Que je mange une tonne de glutamate  dans les produits asiatiques sans le savoir?
  3. Que les restos et les plats asiatiques sont néfastes pour la santé  au point de générer des intolérances?
  4. En plus je risque de devenir obèse  à force de consommer du glutamate?

Mais alors je ne comprends pas pourquoi les thaïlandais en consomment en excès au point de devenir obèse sans provoquer pour autant d'intolérances. Bizarre non? Je vous l'accorde, c'est un raisonnement un peu bancal.

Je précise, je n'ai aucune action ou de liens avec des restaurants asiatiques ou producteurs de produits asiatiques :-). Je suis même  plutôt assez critiques vis à vis d'eux. 
 
Je me dis "mélange de chinois, japonais, thaïlandais" .. Ça sent l'amalgame. Je veux bien comprendre que pour un regard extérieur, c'est difficile de faire la différence entre toutes Nos faces de citron pressé (j'en suis un :-)) mais essayons de démêler tout cela.

Qu'on l'appelle E621, glutamate de sodium, glutamate monosodique, MSG en anglais, on parle toujours de la même chose.

L'UMAMI
 
"L'umami" : de ma lucarne, c'est un mouvement,  une sorte de recherche quasi philosophique du 5eme goût. Nous en connaissons 4, le sucré, le salé l'amer et l'acide. Mais il existe un 5eme du nom d'umami (signifiant délicieux en japonais).  Dans cette recherche de ce 5eme gout, des analyses scientifiques ont mis en évidence la présence d'acide glutamique mais aussi d'autres acides de façon naturelle dans certains aliments. La combinaison de ces acides permet de décupler les parfums et les goûts.

"L'acide glutamique, qui se trouve dans les aliments naturels, n'a pas d'effets secondaires sur la santé comme peut en avoir le glutamate monosodique (MSG) ou d'autres ajouts chimiques dans les préparations industrielles. " (Le monde styles)

Pour moi rechercher l'umami c'est l'art de combiner des aliments pour dégager un maximum de parfum.  
Et 
Ce n'est pas l'art se saupoudrer à gogo du glutamate de sodium partout.

Entre Acide glutamique et glutamate le raccourci est rapide.  Donc nom l'umami n'a rien à voir avec le glutamate de sodium.  C'est mami U qui vous le dit (UMAMI - MAMI U  jeu de mot pourri ok je sors....)

GLUTAMATE PRÉSENT DANS DE NOMBREUX PRODUITS ASIATIQUES!



"Le chinois est fourbe" est l'une de mes phrases favorites quand, par auto-dérision, je surfe sur les clichés. Mais sachez que s'il y a un fond de vérité concernant la présence de glutamate dans les produits orientaux, les asiatiques ne sont pas les seuls.
Certes, il doit y avoir pas des produits asiatiques contenant ce fameux additif qui est également connu sous le nom de "E621". Comme les produits occidentaux, il y a du bon et du mauvais. Donc évitons les généralisations hâtives.


Les phrases de type "Le glutamate est présent dans de nombreux produits asiatiques"  apportent peu de chose au débat, surtout si cela n'est pas étayé par des preuves précises.  Ces phrases sont plutôt anxiogènes et génèrent des généralisations hâtives. 
A titre d'exemple, il existe un site sympa qui référence la composition des produits alimentaires. Quand on fait une recherche sur le fameux E621, on se retrouve avec 3 pages de produits pas que asiatiques contenant cet additif là. Je vous propose d'aller y jeter un œil par vous même : ICI.
Prenez 5 minutes pour regarder les paquets chez vous, vous aurez peut être des (mauvaises) surprises.

SYNDROME DU RESTAURANT CHINOIS 

Ce surnom   est plutôt lié à des pratiques un peu douteuses de certains restaurateurs asiatiques. Par appât du gain, ils ont tendance  à charger les plats avec ce fameux glutamate de sodium.

Exemple :  un restaurateur achète des produits pour la réalisation d'un bouillon très parfumé pour 100 personnes. Il pourrait très facilement rajouter un max d'eau pour servir 150 personnes au lieu des 100 prévus. Mais du coup  en rajoutant trop d'eau, le bouillon perdrait du goût. Pour compenser cette perte de goût, il va donc charger le bouillon avec du glutamate de sodium pour accentuer et relever les parfums trop dilués. Ainsi avec des matières premières pour 100 personnes il est capable de sortir 150 couverts. Que du bénéfice pour ce restaurateur peu scrupuleux. Cette méthode permet  avec peu de matières premières d'obtenir beaucoup de goût.

Le syndrome du restaurants chinois est beaucoup plus dû au surdosage de MSG dans certains restos  que la présence de glutamate en lui même.
Ne cédez pas non plus à la panique! Ce n'est pas parce que vous allez avoir un peu de glutamate dans vos plats que vous allez mourir. Pour être tout à fait transparent, je suis un enfant du glutamate si je puis dire. En effet, mes parents en mettaient toujours un peu dans les plats, mais toujours avec parcimonie. Pour vous donner un ordre de grandeur pour des plats cuisinés pour 5 à 6 personnes, mes parents mettaient un quart de cuillère à café dans la recette. Cela permettait d'arrondir les saveurs. Et voyez vous je n'ai jamais eu d'intolérance particulière. 
Et puis c'est comme pas mal de chose,  c'est toujours dans l'excès que cela génère des troubles, trop d'alcool, trop de sel, trop de sucre. Et bien vous pourrez rajouter à la liste le "trop de glutamate"... 

D'ailleurs, je n'ai pas de glutamate chez moi, et vous n'avez jusqu'à présent pas vu dans aucune de mes recettes la présence de glutamate. Je me demande si je ne vais pas en faire une, juste par esprit de contradiction et surtout pour démystifier et dédramatiser ce produit.
 
L'excès de glutamate est un  problème qui est déjà pas mal connu. Les gens parlent et se refilent les informations sur les restos asiats. Il y a quelques mois, j'ai voulu retourner avec un ami dans un resto servant un Pho (bouillon viet de pâte de riz ). Mon ami en question, me dit que le cuisto a changé et que maintenant il y a trop de glutamate. Il ne m'a fallu pas plus d'arguments supplémentaires pour éviter désormais ce resto. Tout finit par se savoir...

Détection :
Une question qui peut vous tarauder l'esprit : comment sait on s'il y  a un excès de glutamate dans vos plats? Y'a t il un moyen de le détecter? Merci de l'avoir posé et au revoir...  
La réponse n'est pas si simple, en réalité. C'est un sujet de discussions que j'ai déjà eu maintes fois.  Je vais essayer de vous en donner quelques conclusions empiriques :
C'est toujours à postériori que vous saurez si les plats que vous avez mangés  quelques heures auparavant, contenaient trop de glutamates ou pas.
Les différents effets que mon entourage et moi  avons pu constatés, c'est d'avoir la bouche et la langue pâteuse. Certains disent qu'ils ont la langue un poil gonflée, dérangée. D'autre parlent d'une sensation de bouche asséchée.  
Certains ont mal au crâne.   

A quoi ça ressemble?
On parle depuis le début de ce post de cet additif. Mais savez vous à quoi cela ressemble? Ça ressemble à ca :

C'est une poudre formée par de tous petits cristaux. La photo ci dessus à été pas mal grossie. Une fois mélangés à vos aliments, ces cristaux sont dissouts dans votre préparation.

 

LE GLUTAMATE FACTEUR D’OBÉSITÉ
Ce dernier point me laisse également dubitatif d'autant plus que les conclusions de l’étude évoquée dans l'article indiquent que le lien de cause à effet n'est pas encore clairement établi. Il faudrait voir les conditions de cette étude avant  de pouvoir conclure quoi que ce soit. Je trouve ce genre d’article un peu perturbant et assez bizarre car on parle d'une étude dont les conclusions ne sont pas probants..Si les résultats ne sont pas concluants pourquoi en parler alors? A moins de vouloir augmenter l'effet de peur ou de donner plus de poids à cet article... no comment!

Vous l'aurez probablement compris, le glutamate de sodium peut potentiellement rendre des services quand on l'utilise avec parcimonie. Comme toute chose, n'en abusez pas c'est tout... c'est l'excès qui engendre les maux. 
Et puis si vous pouvez vous en passer tant mieux...Inutile de fustiger ce produit!!  Et non! Les produits asiatiques ne contiennent pas tous du glutamate de sodium. A bon entendeur...

N'hésitez pas à réagir..
Retrouvez les plats suivants qui sont garantis sans glutamate :


lundi 4 février 2013

B59 - Brochettes De Poulet Coco Satay



Une fois n'est pas coutume, mais on va jouer la carte de la facilité pour la recette d'aujourd'hui.
Avoir la flemme ne signifie pas pour autant bâcler la cuisine. Je veux quand même du goût.

Je vous propose donc au menu des brochettes de poulet au lait de coco et Satay.



Avant d'aller plus loin dans la présentation de cette recette, peut être un petit laïus sur le satay. Mais qu'est ce donc? Le saté ou satay est un mélange d'épices comprenant  cumin, curcuma, gingembre, coriandre, piment, ail, cacahuètes pilées.  On y retrouve parfois de la cannelle, girofle ou poivre. Ce mélange d'épices nous vient d'Indonésie, on retrouve cette épice dans pas mal de plats de ce pays et ceux de la Malaisie. Le Saté est souvent utilisé en marinade de viande.
En métropole, vous avez pu probablement gouter ce mélange d'épices dans une variante du sauté de bœuf à l'oignon. Si jamais ce n'est pas le cas essayez donc, c'est un régal!
En écrivant ce post, des souvenirs de plats de mon enfance me reviennent à l'esprit. Je tenterai de refaire une fondue chinoise au saté.... J'en ai l'eau à la bouche...





Bref! revenons à nos moutons ou plutôt à nos brochettes.
Ce soir, j'ai utilisé une préparation toute faite, pour gagner du temps. C'est une préparation que mon frère m'a fait connaitre il y a quelques années de cela, lors d'un barbecue. En tombant nez à nez sur cette préparation lors de mes razzias à Chinatown, je n'ai pu  que le mettre dans mon caddie.

L'avantage de ce genre de préparation, c'est que les dosages sont pré-établis. Il suffit simplement de rajouter du lait de coco et la viande émincée pour composer la marinade.
Mais rien ne vous empêche de mettre vos propres épices.



Ingrédients (2 personnes)
300 gr d'escalope de poulet
Une préparation de satay
2 gousses d'ail
80ml de lait de coco.



Même si je pars sur une base de préparation toute faite, je ne peux m'empêcher de personnaliser la recette. Pour cela, j'ai rajouté deux gousses d'ail écrasées à la préparation. avant de rajouter le mélange d'épice.

 A l'aide d'un pilon, écraser les 2 gousses d'ail.





Rajouter alors les épices. Si vous ne trouvez pas cette préparation,  vous pouvez acheter directement dans  les épiceries asiatiques le mélange de Satay. En termes de quantité mettez approximativement 40 gr d'épices. Vous pouvez rajouter un cuillère à soupe de sauce de soja.







Rajouter le lait de coco. Bien mélanger. Rajouter un peu de poivre.








Pour cette recette je vous offre mon cœur :-)
Ok je sors ... mais en cette période de saint valentin,  je ne pouvais pas m’empêcher de faire un clin d’œil à cette vaste opération commerciale ...

Bref! Découper l'escalope  en petits morceaux d'un centimètre et demi de largeur et 2,5 a 3cm de longueur.
Rajouter les morceaux de poulet dans la marinade.




Bien mélanger, filmer et laisser mariner la viande dans le bas du frigo au minimum une bonne heure.
Pour les personnes comme moi qui trouveraient l’escalope de poulet trop sèche, vous pouvez la remplacer parla viande des ailes de poulet. Pour la recette de ce soir, j'ai fait un mélange des deux viandes.


Préchauffer le four en mode grill, à 200°
Former vos brochettes de viande. Vous pouvez intercaler des tranches de légumes.  Pour ma part, ce fut des tranches d'oignons.

Prendre des pics de brochettes assez longs afin de pouvoir poser les brochettes sur les bords du moule. De cette manière, les brochettes ne toucheront pas le fond du moule. Vous aurez ainsi une cuisson à peu près homogène.
Enfourner pour 15 à 20 minutes en fonction de la taille de vos morceaux de poulet. Ça donne ça : 
 
Bonne dégustation!
Retrouvez également les plats suivants : 

samedi 2 février 2013

P58 - Pâté vietnamien

Aujourd'hui, j'avais envie de vous faire découvrir une autre chinoiserie, plus précisément une "vietnamiennerie".  Je vous avais déjà parlé d'un de mes péchés mignons qui était le nem chua, le second est probablement le sujet de ce post c'est à dire le pâté vietnamien. Certains l'appellent "mortadelle vietnamienne", d'autres le nomment "pâté vietnamien". Pour ma part, j'ai plutôt l'impression que cela ressemble au cervelas à cause de sa texture.

Vous vous êtes probablement questionné sur le nature des petits ballots verts qui trônent sur les linéaires du rayon frais des épiceries asiatiques. Ce sont  simplement les différentes variantes de ce fameux pâté. Cette couleur verte est due à la feuille de bananier dans laquelle ces pâtés sont enveloppés et cuits. Cela lui confère d'ailleurs un subtil parfum qui est assez spécifique à la feuille de bananier.



Mais de quoi  sont composés ces fameux pâtés vietnamiens? Je rassure, de suite, les lecteurs  appartenant aux associations de protections des animaux, il n'a aucun animal domestique d'aucune sorte dans la composition de ces pâtés.. :-) .. ok je sors...


Bref plus sérieusement,  ces pâtés sont simplement à base de porc. En termes d'ingrédients, il n'a rien de louche ou d'ingrédients spéciaux. Ce sont des ingrédients assez classiques. On y retrouve du porc haché, de la fécule de pomme de terre, du nuoc mam, du poivre, de la levure. Vous pouvez vous même réaliser la recette. 

J'en vois déjà quelques uns qui grimacent en voyant l'association de porc et la sauce de poisson.  Je pense que cela ne vous choque pas de tremper un nem au porc dans la sauce à nem n'est ce pas? La sauce à nem est pourtant à base de nuoc mam. Est ce que la démonstration fonctionne?
Je vous assure que l'association porc + nuoc mam fonctionne bien. C'est aussi ce mélange  qui donne une odeur particulière à ce pâté. 


Ce pâté est traditionnellement cuit à la vapeur. Il existe différentes variantes de cette charcuterie. Il en existe  certains mélangés avec de la cannelle, d'autres avec des bouts de couenne. C'est mon préféré malgré la grimace que vous pourriez avoir. Il existe également  des pâtés mélangés avec de l'aneth. 
En fonction des marques, les goûts vont varier en fonction du dosage de nuoc mam, de la fécule de pomme de terre plus ou moins important.

Découpé en fines tranche, cette charcuterie fait souvent office d'apéritif. 
On les retrouve parfois frits dans des soupes de pâtes de riz.

Sandwich Vietnamien



Ce pâté est également régulièrement présents dans différents plats comme les banh mi, ces sandwichs vietnamiens. Ça ne se voit pas forcément sur cette photo mais croyez moi sur parole :certains sandwichs viets ont pour ingrédient ce fameux pâté.


Rouleaux de printemps







Certains traiteurs asiatiques confectionnent également leurs rouleaux de printemps avec des tranches de cette charcuterie, en plus des crevettes.

 


Banh Cuon du restaurant Song Huong (Paris 13&)

 





Ce pâté trône au dessus des Banh Cuon, les délicieuses crêpes de riz vietnamiennes.

A venir un prochain post sur cette petit cantine vietnamienne au cœur du chinatown parisien.

Vous l'aurez compris, cette charcuterie compose pas mal de plats vietnamiens.

Etant mon péché mignon, j'ai tendance à en mettre partout, dans des bobuns, dans des riz cantonnais également etc..
Mais je crois que je le préferre en apéritif avec un peu de pain, un peu de coriandre accompagné d'une bière fraiche. :-)
   
Dans mon entourage, pour être tout à fait franc, ce pâté ne fait pas l'unanimité. Est ce que cette charcuterie serait la limite des goûts entre le monde occidental et oriental. En tout cas moi j'adore. Alors ça vous tente ?

Retrouvez également les plats suivants :

mardi 29 janvier 2013

T57 - Topokki ou Quenelles de Riz Coréennes


     Il y a quelques années, dans le cadre de mes activités professionnelles, j'ai eu la chance d'aller au pays du matin calme. En errant dans les rues de Séoul, sous une température de -16°, je cherchais un moyen de me réchauffer pour ne pas mourir de froid. Je tombe alors sur un pojangmachas  qui est une petite roulotte couverte vendant différents mets coréens. J'aime ces marchands ambulants dans les rues d'Asie qui vous permettent de manger, grignoter à tout heure.

J'opte alors pour un plat avec une sauce rouge qui mijote doucement. Je choisis ce plat du nom de topokki car il fumait dans ce froid glacial. Il faut avouer qu'il avait l'air appétissant mais mon but premier était plus de me réchauffer. A la premier bouchée, la première impression est le coté épicé de la sauce qui me réchauffe d'un seul coup, puis vient la super texture de ces mini quenelles de riz. Ce plat fut tellement délicieux que je m'étais promis de retrouver ce plat une fois de retour en France. Et bien il a fallu attendre quelques années avant que je me décide enfin aujourd'hui à refaire la recette. Du coup, j'ai décidé de faire deux versions de ce plat une version épicée pour les aventuriers du palais. Cette version est la version originale à base Gochujang. J'ai également décidé de faire une version soft où j'ai remplacé cette sauce épicée par une sauce tomate.

Késako  le Gochujang : c'est un condiment fermenté coréen piquant à base de piment rouge, du soja, de farine de riz gluant et du germe de blé . Wikipedia.

En termes de goût, cette pâte ressemble un peu au wasabi avec une attaque en bouche plus douce. Certes, ce condiment est épicé, mais contrairement au piment,  la sensation de piquant ne reste pas sur la langue. 


Ce plat traditionnel coréen que je vous propose s'appelle "Toppoki" vous le retrouverez également sous différents noms qui doivent varier, je pense, au gré des différentes tentatives de traduction. Tteokbokki ou ddeokbokki  sont les autres déclinaisons de ce nom.

Le second élément phare de cette recette, est le ttoek.
Le ttoek est souvent traduit en galette de riz. Pour moi ce qualificatif n'est pas adéquat. En termes de forme, cela  ressemble plus une gros macaroni  de riz plein. En bouche cela ressemble à une texture de quenelle. Pour moi ce qui fait tout l’intérêt de ce plat est la texture extraordinaire de ces ttoeks. 

Il existe différentes tailles de ttoeks. Ceux que j'ai aujourd'hui sont les plus grosses mais  je pense que cela aurait été meilleur avec des quenelles de riz plus petites.
J'ai mis pas mal de temps à trouver une épicerie
vendant cet élément de la recette. Il faudra débourser entre 4 et 6 euros le sachet de 600 gr.

Si vous êtes sur Paris ou région parisienne vous pouvez vous rendre dans le quartier de Saint Anne pas très loin d'Opéra pour trouver des épiceries japonaises ou coréennes proposant cet ingrédient
Voici l'adresse de quelques épiceries :

 

Paris
K Mart 
6 rue Saint Anne 
75001 Paris 
01 58 62 49 09

  
Ace Mart
63 Rue Sainte-Anne  75002 Paris
01 42 97 56 80


Pessac 
KAWAII STORE
5 Rue André Pujol

33600 PESSAC
0556963192






Ingrédients (2 personnes)

4 feuilles de chou chinois ou bien 1 gros poireau
2 carottes moyennes 
2 petits oignons
200gr de ttoek ( ou gnocchis de riz coréens)
3 CaS de Gochujang (Pate de piment rouge)
2 gousses d'ail hachées
2 CaS de sucre
2 CaS de sauce de soja
150 ml d'eau
Filet d'huile 

Découper les carottes en tronçon d'un demi centimètre d'épaisseur et 3 ou 4 cm de long.


Ciseler le poireau en tranches d'un demi centimètre d'épaisseur, idem pour l'oignon.
 



Dans une poêle à bord haut, faire chauffer un filet d'huile. 
Faire revenir un peu le Gochujang et l'ail. Rajouter la sauce de soja et le sucre.
Rajouter les ttoek. 
Faire revenir le tout 5 a 7 minutes à feu moyen tout en mélangeant.
Rajouter l'eau le  poireau et les carottes 
Laisser mijoter à feu doux le tout pendant 10 minutes.
Il ne vous restera plus qu'a dresser dans un plat creux.
Parsemer par dessus sésame, ciboulette ciselée.

Il existe différentes variantes de ce plat avec de la viande ou du poisson. Je vous ai proposé aujourd'hui la version la plus simple. A vous de décliner cette recette en rajoutant différents ingrédients qui vous inspirent.

Pour la version soft :-),  il vous suffira de faire la même recette et remplacer le Gochujang par du concentré de tomate, un peu de paprika et de piment doux.

Bonne dégustation.

Retrouvez également les plats suivants :